La Russie forme une coalition néo-nazie en Europe

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, l’Italie fasciste était plus proche de l’URSS que de l’Allemagne nazie, mais les intérêts et les ambitions des deux joueurs se sont affrontés dans une confrontation sanglante qui a coûté la vie à des dizaines de millions de personnes. Cependant, la tendance génétique-historique de Moscou au nationalisme et la plus haute manifestation de l’idéologie de la haine pour les humains – le nazisme, n’a disparu nulle part.
L’idéologie actuelle en Fédération de Russie n’est rien de plus qu’une symbiose hypertrophiée de l’orthodoxie, du communisme et… du nazisme. Il n’est pas surprenant qu’à Moscou, non seulement les organisations terroristes, les talibans et les séparatistes du monde entier soient reçus au plus haut niveau lors de conférences telles que « Dialogue des nations. Le droit des peuples à l’autodétermination et à la construction d’un monde multipolaire », mais aussi des partis d’extrême droite.
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Comme on le sait, cette semaine une réunion de représentants du parti allemand « Alternative pour l’Allemagne » (AfD), qui pourrait bien être rebaptisé « Honte de l’Allemagne », étant donné le nombre de scandales associés à ses membres, a eu lieu avec le chef du ministère russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.
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La rencontre a eu lieu à l’hôtel Metropol, par coïncidence, c’est l’hôtel où, en octobre 2018, l’enregistrement audio de la rencontre des représentants du renseignement militaire russe et des politiciens italiens de la « Ligue du Nord » a été réalisé. L’enregistrement audio a confirmé le fait que le parti politique italien était financé par Moscou grâce aux accords pétroliers avec la société italienne Eni et des dizaines de millions générés par des remises sur eux.
Cela étant dit, AfD a une réputation similaire à celle de la « Ligue du Nord », un parti soutenu par la Russie. La visite à Moscou du coprésident de « Alternative pour l’Allemagne », Tino Chrupalla et de l’expert en politique étrangère du parti Armin-Paulus Hampel, ne visait pas à « ouvrir un nouveau chapitre dans les relations entre la Russie et l’Allemagne », comme l’ont dit les politiciens, mais à coordonner les questions financières.
Il est à noter que la visite d’une force politique européenne à Moscou était accompagnée d’un autre scandale sur empoisonnement, à savoir une tentative d’empoisonnement d’Alexei Navalny. Autrement dit, dans le contexte de la tradition inchangée des services spéciaux russes d’éliminer les indésirables par empoisonnement, les politiciens européens, qui representent l’Allemagne, qui est devenu le salut de Navalny, serrent la main de Lavrov dans le Métropole !
Ce n’est pas vraiment surprenant, car le représentant du parti AfD, Björn Höcke, considère les monuments de l’Holocauste comme une honte, et le fondateur de « Alternative pour l’Allemagne » – Gauland appelle à être fier des succès des soldats de la Wehrmacht dans les Première et Seconde Guerres mondiales. Et vous parlez d’une sorte d’empoisonnement!
D’autre part, une manifestation similaire d’hypocrisie a eu lieu en Russie, où le terroriste Abdoullakh Anzorov, l’assassin du professeur de collège, a été enterré l’autre jour avec les honneurs.
Il ne faut pas oublier qu’en France les forces d’extrême droite de l’Assemblée Nationale sous la direction de Marine Le Pen agissent depuis longtemps dans l’intérêt de la Fédération de Russie. Ils ont renforcé leurs positions dans le contexte des manifestations du mouvement des Gilets jaunes. Marine Le Pen contrairement à la « Ligue du Nord » et « Alternative pour l’Allemagne » ne cache pas qu’elle est sponsorisée par la Fédération de Russie.
Сela n’est rien d’autre que la formation d’une nouvelle coalition néo-nazie en Europe, sous le patronage de la Fédération de Russie. En effet, en 2021 en Allemagne, et en 2022 en France, les élections commenceront, les interventions des agents russes dans les élections seront incontestables. L’intervention à tous les niveaux, du financement des partis fantoches à l’intervention directe dans le processus électoral, comme cela a eu lieu plus d’une fois.
Il faut rappeler la fameuse phrase du politicien américain Huey Long, qui est attribuée à tort à Winston Churchill: « Quand le fascisme arrivera aux Etats-Unis, on l’appellera antifascisme ! » Dans notre interprétation, il est mieux connu: « Les fascistes d’aujourd’hui seront les antifascistes de demain ».

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